11 · Ivresse · Tension · Transgression · L'École des Grands
L’EVG / L’EVJF
« Tu fais semblant de m'ignorer.. mais je te sens à l'affût »
La bande-son de cet instant
Nous revenons de l’EVG, l’après-midi glisse doucement vers la fin
Les femmes nous rejoignent, et la fête reprend un souffle nouveau
C’est là que je te vois
Un simple regard
Mais il y a déjà quelque chose
Les présentations se font, quelques blagues légères
Une complicité discrète, mais un frisson, déjà
On part pour l’École des Grands
C’est toi qui conduis, avec la future mariée
Sur la route, nos regards se croisent, se cherchent
Tu détournes les yeux, mais je sais que tu regardes
Tu fais semblant de m’ignorer.. mais je te sens à l’affût
Mon petit jeu t’agace, un peu
Et pourtant, tu y réponds
À la boîte, l’ambiance s’échauffe
Je m’installe en face de toi
Je provoque
Tu souris, curieuse, joueuse
Je sens que je t’intrigue
Je viens m’asseoir près de toi
Trop près
L’alcool s’invite
Les mots glissent plus librement
Nos histoires, nos envies, nos manques
Nos jambes s’effleurent sous la table
On se cherche, on se retient
On sait qu’on est observé
Mais plus on s’efforce de rester sages, plus la tension s’enroule autour de nous
La musique nous appelle
On danse, tous ensemble
Mais je ne vois que toi
Ton corps, tes hanches, ton souffle, ta peau luisante, ton regard
Tout m’aimante
Nos mouvements se répondent
Nos corps se frôlent
Se touchent presque
Tu restes proche
Collée
Je sens ton envie
Je me dirige vers les toilettes
Tu me suis
Sans un mot
On ne fait rien là-bas
Mais tout est dit dans le silence
Quand j’en ressors, tu es là, seule
Tu recules doucement, le dos contre le mur
Ton regard me déshabille
Je m’approche
Doucement
Je glisse mes doigts le long de ton bras
Jusqu’à ta nuque
Puis ta mâchoire
Ta respiration s’accélère
La mienne suit
Nos souffles se mélangent
Je te vole un premier baiser
La soirée s’efface
Mais pour nous, elle commence à peine
Tu me raccompagnes chez moi
Le silence est chargé, chaud, électrique
Tout est suspendu
Mais on sait que, ce soir, délivrés du regard des autres
Nos corps vont se parler