12 · Manque · Nostalgie · Tendresse · Au bord de l'étang - une plage sauvage
L’étang
« Un premier week-end volé au monde »
La bande-son de cet instant
On se retrouve enfin, après tant de semaines à s’imaginer
Je t’attends sur le quai, un frisson quand je t’aperçois
Ton sourire, ton pas léger.. et cette lueur dans tes yeux qui me fait chavirer
Pour ce premier week-end volé au monde, j’ai tout prévu
Pas d’hôtel, pas de voisins, pas de murs trop fins
Juste nous deux, seuls, loin de tout, au bord de l’eau
Le trajet se fait rapidement, on se raconte nos derniers périples
Et nos regards parlent
Parfois, ta main frôle la mienne, volontairement ou non
Je sens déjà ton impatience
Et je garde la mienne sous contrôle
Nous arrivons
Un écrin de nature, une plage sauvage
Je déploie la tente presque au dessus de l’eau
Je veux que tu n’aies rien d’autre à faire que de te laisser aller
Je te tends nos boissons préférées, nos verres s’entrechoquent
Nos lèvres s’y trempent, nos regards aussi
On rit, on se taquine, on se cherche
Lentement, naturellement, nos corps se rapprochent
Je sens que ton souffle se fait plus court à mesure que je m’approche
Je commence à t’effleurer
D’abord la nuque, puis les épaules
Tu frissonnes
Tu ne dis rien
Mais ton corps me parle déjà
On s’allonge, je prends le temps
Tu fermes les yeux, tu t’abandonnes
Mes mains glissent, doucement
Je veux raviver chaque parcelle de ta peau
Le ciel s'assombrit, la lumière tombe
La chaleur de l’après-midi cède la place à une tension plus dense
La fraicheur arrive, l’ivresse se fait sentir
La tente nous attend, ouverte, comme une promesse
Tu y entres la première
Tu te retournes, ton regard est différent
Plus intense
Tu t’allonges, sans dire un mot
Tu sais que je vais te rejoindre
Et là, dans ce silence où tout devient possible
Nos corps s’unissent, lents, envoûtés
Comme s’ils s’étaient cherchés depuis des années
Et qu’enfin, ils pouvaient se parler sans retenue