04 · Ivresse · Tension · Vertige · Concert - tout en haut
Fin de concert
« On ne devrait pas.. »
La bande-son de cet instant
La musique s’éloigne peu à peu
Ou peut-être est-ce nous qui nous éloignons d’elle
Ses doigts sont dans les miens, légers, confiants, presque impatients
On grimpe, marche après marche, sans dire un mot
Le souffle court, mais ce n’est pas la montée qui en est la cause
Tout en haut, la lumière est plus faible, presque timide
La scène, elle, éclaire la foule d’en bas comme un tableau en mouvement, hypnotique
Mais je ne regarde qu’elle
Elle se tourne vers moi, s’appuie contre le mur de béton brut
Ses yeux brillent, incandescents
Je m’approche
Tout doucement
Je pose ma main sur sa hanche, l’autre sur sa nuque
Mon front contre le sien
Nos souffles se croisent, se mélangent
Elle ferme les yeux une seconde, penche la tête, expose son cou
Je l’embrasse à nouveau
Plus lentement
Ma main glisse dans son dos, sous le tissu de sa robe humide de chaleur et de désir
Elle gémit, à peine, un souffle presque volé
Ma bouche suit la courbe de son épaule, mes lèvres devinent sa peau
Le monde en bas s’agite
Ici, tout s’arrête
Elle murmure : « On ne devrait pas.. »
Mais elle ne recule pas
Au contraire
Mes mains remontent le long de ses cuisses
Son souffle devient plus court, plus pressant
Elle glisse ses doigts dans mes cheveux, me rapproche d’elle, encore
Ses hanches s’animent d’elles-mêmes, guidées par un feu doux mais irrésistible
Tout là-haut, dans cet espace presque oublié où le bruit n’est plus qu’un lointain écho, nous créons notre propre musique.