19 · Tension · Transgression · Vertige · Un appartement, en pleine nuit
L’invitation
« Même si le jour se lève, la nuit ne fait que commencer »
La bande-son de cet instant
Fin de soirée très arrosée
2 appels manqués
Un de toi, un d’un numéro inconnu
Je te rappelle mais c’est lui qui répond
Ton mec
Sa voix posée, calme presque trop
Il me propose de venir pour « discuter »
A une heure où rien de raisonnable ne devrait commencer
Je marque un silence, j’accepte
Je monte dans un taxi, en douce
Je m’éloigne de la soirée, des rires, des faux-semblants
Mon téléphone encore chaud dans la main
Mon esprit bouillonne
Un mélange de peur et d’excitation me ronge
Le chauffeur me dévisage dans le rétro
« Tout va bien ? » demande-t-il
Je souris, nerveux
Et je lui raconte, à demi-mot
Une femme, un couple, un appel inattendu, une invitation
Il rit, secoue la tête en disant : « Alors bonne soirée.. »
Je comprends le double sens quand il me dépose
L’appartement s’ouvre devant moi
Je me fais discret en rentrant
Je m’installe sur le canapé
L’air encore chargé d’alcool et d’interdits
Tu arrives derrière moi
Tes doigts passent dans mes cheveux, doucement
Comme pour me calmer
Je frissonne malgré moi
Tu t’assieds, la conversation reprend
Lui parle, toi tu souris
Moi, je cherche ma place dans ce triangle
Puis les regards glissent
Entre vous deux
Puis entre toi et moi
Une tension nouvelle se tisse
Invisible mais brûlante
Il vient s’asseoir à côté
Tu te glisses entre nous
Tes yeux pétillent, presque insolents
Comme si tu savourais cet instant
Avoir ton homme et ton amant réunis
Je le vois te regarder, son regard brûle
Je sens ton excitation à travers son désir
Tu te retournes vers moi
Et cette fois, ton regard me dévore
Tu n’hésites plus
Tes lèvres capturent les miennes
Un baiser.. long.. interdit
Tes mains remontent sous mon t-shirt
Ta peau contre ma peau
Mon souffle s’accélère, le tien aussi
Je jette un œil vers lui, il sourit
Un sourire calme, complice
Alors tu prends mon visage entre tes mains
Comme pour me rappeler que ce soir, je suis à toi, à vous
Tu passes une jambe sur moi, puis l’autre
Ton corps s’installe contre le mien
Ton bassin contre mon ventre
Tes lèvres, tes mains, partout à la fois
Je perds pied
Ton haut glisse sur le sol
Mon torse nu sous tes caresses
La musique de fond n’est plus qu’un murmure
Une bulle hors du monde s’ouvre autour de nous trois
Je n’existe plus que dans tes gestes
Dans vos regards
Dans cette chaleur partagée
Et même si le jour se lève, la nuit ne fait que commencer