21 · Complicité · Manque · Tension · Un jeu de piste dans la ville
Le jeu de piste – Partie 1
« Un jeu qui me mène à l'orée d'un désir que je croyais connaître »
La bande-son de cet instant
Un message au réveil
Quelques lignes seulement dans un message
Je comprends que ma journée sera différente
Pas de choix à faire.. pas de programme.. juste à suivre
Me laisser glisser dans une histoire qui m’échappe déjà
Il voulait « marquer le coup » mais j’ai peur de l’inconnu
Un jeu de piste ? Quelle idée
Je me laisse guider, un peu de folie d’un mec fou
Je souris, un peu troublée
Mon souffle se fait plus court, comme si mon corps avait anticipé avant moi
Je trouve la première lettre, posée devant ma porte
Mes doigts tremblent quand j’ouvre l’enveloppe
Ton écriture me retient quelques secondes.. chaque mot est une caresse à distance, un ordre tendre et ferme à la fois
Je réponds : Start
Je descends, les yeux affûtés
Dans le parc voisin je cherche, je scrute, je me penche
Un pot de fleurs attire mon regard
J’y découvre la deuxième enveloppe, camouflée dans la terre comme un secret que l’on enterre pour mieux le faire renaître
Mon cœur cogne un peu plus fort
Tes mots m’atteignent comme une promesse.. ce pot contient plus que de la terre.. il garde ce que tu veux me faire vivre
Je respire, je tremble un peu
Je lui écris : Lotus
Une photo apparaît sur mon téléphone : la basilique
Je marche vers elle, les jambes légères et lourdes à la fois
Chaque pas a l’air guidé.. tes indications s’impriment sur ma peau
La ville s’efface autour de moi, les bruits deviennent lointains
Il n’y a que toi absent-présent derrière chaque vibration de mon écran
Devant la basilique une autre lettre m’attend
Ce que tu as déposé là n’est pas toi mais c’est un passage.. et je le franchis
Je ferme les yeux une seconde, je sens ta présence comme une chaleur lointaine et brûlante
Je t’envoie : Trouble
J’avance vers mon endroit préféré
Mon ventre se serre d’une douce impatience
Vais-je te retrouver maintenant
Ou est-ce que le jeu me mènera ailleurs, à l’orée d’un désir que je croyais connaître